


L'HERBIER
Papier en fibres textiles
Si la particularité du papier de Richard de Bas est cette inclusion d’éléments végétaux, ce projet en est son antonyme. En effet, la présence du végétal est marquée par son absence. L’empreinte de la plante, pressée, estampille le papier uni.
Ce qui fait la renommée du Moulin est cette disposition aléatoire de pétales dans la pâte et sur le papier. Cosmos, soucis et fougères prennent place sur le tamis sans l’intervention du papetier. Ici, le végétal est délibérément choisi, placé afin qu’il offre toutes ses formes et détails au papier.
Sous l’effet d’une presse, la finesse des fibres végétales sont transposées sur le papier. La plante s’étale sur le support, s’imprègne dans la matière et offre alors au spectateur tout le détail qui la révèle.
L’herbier naît d’une série d’empreintes plus ou moins marquées par la morphologie des plantes.
